Notre Histoire

Le Refuge des Ânes du Canada (DSC) fut incorporé en août 1992, mais l’idée, née d’un rêve de petite fille, avait germé il y a bien longtemps. Sandra Pady qui, lorsqu’elle apercevait des animaux de trait abandonnés dans les champs, par grand froid ou en pleine chaleur, sans nourriture, sans eau ni abris, ne désirait qu’une chose, leur venir en aide. Pourtant ses parents disaient toujours que les animaux n’ont pas d’âme, et donc qu’ils ne souffrent pas – une croyance qui perdure encore de nos jours – Sandra n’a jamais pu se résigner à cette idée.

Ce n’est que bien des années plus tard quand Sandra et son mari, David Pady, firent l’acquisition d’une ferme de 100 acres (environs 40 ha) aux alentours de Guelph en Ontario que son rêve de sauver des animaux pu se réaliser.

Sandra prit contact avec Joywinds Farm Rare Breeds Conservancy Inc. afin d’en savoir plus sur les races d’animaux en voie de disparition et apprit les bases fondamentales du fonctionnement d’une ferme. Sandra ainsi que David ne cessèrent de s’informer d’abord par les livres, puis auprès des fermiers et éleveurs afin de se familiariser avec les dernières techniques de pointe. Ils louèrent leurs prés, côté est, à un voisin qui y faisait paître ses moutons.

Mais un jour un accident est survenu, alors que Dudley, le plus jeune de leurs caniches, jouait dans le pré, il tua un agneau. Sandra, dévastée et aussi très concernée pour le reste du troupeau téléphona à Jy Chiperzack, le fondateur de Rare Breeds Conservancy, qui lui dit que parfois les ânes, s’il y a affinité, pouvaient se montrer très bon gardien de troupeaux de moutons. Sans plus attendre, David et Sandra adoptèrent trois ânes proposés par Jy.

L’arrivée de Riley, Bronwyn et Apache fut une révélation pour Sandra. Jamais elle ne se lassait ni de leur quiétude ni de leur paisible présence, elle passait le plus clair de son temps avec eux.

La première occasion pour Sandra de sauver un âne survint de façon inattendue. Un fermier voisin en avait acheté un pour qu’il garde son troupeau de chèvres. Mais le petit animal faillit à son devoir et le fermier mécontent l’isola dans un box, où il demeurait solitaire et déprimé.

Lorsqu’elle prit connaissance de l’histoire, Sandra se mit en devoir de l’acheter; Sébastien, ainsi fut le premier âne sauvé par ce qui allait devenir le Refuge des Ânes du Canada (DSC). Le premier oui, mais certainement pas le dernier.

Quelques temps plus tard, elle entendit parler de neuf ânes mis aux enchères, elle apprit que si il n’y avait pas d’acquéreur pour ces ânes, ils seraient vendus à l’abattoir. Elle prit la décision de tous les accueillir.

À l’origine, Sandra n’avait pas l’intention que la ferme devienne un refuge. Mais après une discussion avec des amis au sujet des différents refuges pour les ânes en Angleterre, Sandra fit des recherches et prit contact par courier pour obtenir de plus amples informations. Le Dr. Elizabeth Svendsen, fondatrice du Refuge des Ânes de Grande-Bretagne – le plus grand au monde – répondit immédiatement et encouragea Sandra à créer son propre refuge au Canada. Mieux encore, Dr. Svendsen apporta une aide primordiale quant à la structure de l’organisation et la mise en place de collecte de fonds.

Le Refuge des Ânes du Canada est façonné sur le modèle du Refuge des Ânes de Grande-Bretagne. À ce jour, 142 équidés y ont trouvé refuge pour toujours, grâce à la protection du DSC. Alors que chaque année des milliers de visiteurs découvrent les ânes du refuge, il va sans dire que c’est pour chacun un moment inoubliable, apprendre à mieux les connaître et se laisser charmer par leur douceur et leur personalité exceptionnelle.